GuideMis à jour le · 12 min de lecture · Par l’équipe Mailbase

Prospection commerciale : la méthode complète (2026)

Prospecter, c’est aller chercher des clients qui ne vous ont rien demandé. La méthode tient en sept gestes. Les voici dans l’ordre, avec des emails écrits, des exemples par métier et un plan sur trente jours.

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La prospection commerciale en bref

La prospection commerciale consiste à aller chercher des clients qui ne vous ont encore rien demandé : vous choisissez une cible, vous la contactez, vous obtenez une première conversation. Le devis, la négociation et la signature viennent après. Prospecter ne vend rien ; cela ouvre la porte où vendre.

Elle se règle en sept gestes. Chacun a son guide détaillé, indiqué entre parenthèses ; cette page les relie et donne les exemples.

  1. Choisir une cible qui tient en une phrase : un métier, un lieu, une taille (comment trouver des clients).
  2. Faire la liste des entreprises correspondantes (comment trouver des prospects, le fichier de prospection).
  3. Trouver l’adresse ou le numéro de la bonne personne (trouver l’email d’une entreprise).
  4. Écrire un premier message court, sur un fait vrai (exemples d’emails de prospection, l’objet).
  5. Relancer deux fois au plus, avec quelque chose de nouveau à chaque message (la relance).
  6. Respecter la règle : origine de l’adresse, opposition en une réponse (cold email et RGPD).
  7. Mesurer, puis décider : garder la cible, l’élargir ou en changer.

Prospection commerciale, B2B, B2C : ce qui change

Le même mot recouvre deux métiers. Vendre à des entreprises (B2B), c’est un nombre limité de cibles, un décideur à identifier et un message qui parle de sa fonction. Vendre à des particuliers (B2C), c’est du volume, d’autres canaux et des règles plus strictes. Ce guide traite surtout du B2B, où la méthode donne le plus avec le moins de moyens ; le guide de la prospection B2B détaille ce qui lui est propre.

CanalVers des entreprises (B2B)Vers des particuliers (B2C)
EmailSans consentement préalable, si le message concerne la fonction du destinataire, dit qui écrit et permet de refuser (CNIL)Consentement préalable, en règle générale
TéléphoneRégime distinct de celui des consommateurs : vérifiez le texte qui s’applique à votre casDepuis le 11 août 2026, consentement préalable de la personne (loi n° 2025-594 du 30 juin 2025)
ListeLe registre des entreprises est public et gratuitPas de registre équivalent : les données sont des données personnelles

Source de la règle email B2B : la CNIL. Ce résumé n’est pas un avis juridique.

Geste 1 : choisir une cible qui tient en une phrase

Une cible utile contient un métier, un lieu et une taille. « Les PME » n’est pas une cible ; « les cabinets d’expertise comptable de 3 à 9 salariés dans le Rhône » en est une. La raison est pratique : un premier message n’a de force que s’il parle d’un problème que cette personne a, aujourd’hui, dans son métier. Plus la cible est étroite, plus la première ligne peut être précise.

Un test simple : si vous pouvez écrire la première ligne de votre email sans rien savoir de l’entreprise, la cible est trop large. Voici des cibles posées en une phrase, avec leur code d’activité (NAF) et le nombre d’entreprises actives dans le Rhône que le registre en compte.

Vous vendezVotre cibleCode NAFEntreprises actives dans le Rhône
Un logiciel de devisEntreprises de plomberie et de gaz43.22A Travaux d’installation d’eau et de gaz en tous locaux2 273 (dont 449 de 1 à 9 salariés)
Un service de recouvrementCabinets d’expertise comptable69.20Z Activités comptables1 754 (dont 484 de 1 à 9 salariés)
Des emballages sur mesureBoulangeries et boulangeries-pâtisseries10.71C Boulangerie et boulangerie-pâtisserie1 156 (dont 430 de 1 à 9 salariés)
Un module de réservationSalons de coiffure96.02A Coiffure3 034 (dont 987 de 1 à 9 salariés)
Un logiciel de gestion de cabinetCabinets dentaires86.23Z Pratique dentaire2 000 (dont 628 de 1 à 9 salariés)

Chiffres renvoyés par l’API Recherche d’entreprises (api.gouv.fr) le 1er octobre 2026 : entreprises actives dont le code NAF principal est celui indiqué, dans le département indiqué ; « 1 à 9 salariés » = tranches d’effectif 01 à 03. Ce ne sont pas des chiffres Mailbase, et ils bougent chaque jour.

Pour trouver le code d’un autre métier : le guide du code NAF et la recherche d’entreprises.

Geste 2 : la liste, ou d’où viennent les entreprises

Une liste de prospection a quatre sources possibles. Aucune n’est parfaite ; la bonne dépend de votre cible.

SourceCe qu’elle donneCe qu’elle ne donne pas
Registre SIRENE (INSEE)Toutes les entreprises actives : activité, adresse, tranche d’effectif, date de création. Officiel, gratuit.Aucun email, aucun site. Les entrepreneurs qui ont demandé la non-diffusion de leurs données en sont absents.
Annuaires et Google MapsSite, téléphone, avis : utile pour les commerces et les métiers locaux.Une liste exhaustive. Pas d’identifiant fiable pour dédoublonner.
LinkedInLe poste et le nom de la personne.Les artisans et commerçants, peu présents. Les règles de la plateforme limitent l’extraction.
Fichier achetéDes contacts prêts à l’emploi.Une date et une qualité que vous contrôlez, et une origine des adresses que vous devrez pouvoir expliquer.

Pour des TPE et des PME françaises, le registre donne la liste la plus complète : si une entreprise existe légalement, elle y est. C’est pourquoi Mailbase en part. Le détail des quatre voies est dans le guide du fichier de prospection et dans comment trouver des prospects.

Geste 3 : joindre la bonne personne, par le bon canal

Le bon canal est celui où votre cible répond. Voici un point de départ par type de cible, à confirmer par vos propres essais.

Votre cibleÀ essayer d’abordPourquoi
Artisans, commerçants, TPE de terrainEmail court, puis téléphoneIls sont sur le terrain pendant la journée et lisent leurs messages entre deux interventions.
Professions libérales, cabinetsEmailLe téléphone passe par un secrétariat qui filtre ; l’email arrive directement.
Agences, sociétés de servicesLinkedIn, puis emailLe dirigeant y est visible et y publie.
PME industriellesEmail, puis téléphoneUn interlocuteur à identifier avant d’appeler : la fonction compte.

Pour l’email, l’adresse se lit dans les mentions légales du site de l’entreprise : comment la trouver. Vérifiez-la avant d’écrire : le vérificateur gratuit contrôle la syntaxe, le domaine et son serveur de messagerie. Pour savoir à qui s’adresser : trouver le dirigeant d’une entreprise.

Geste 4 : le premier message, en quatre lignes

Un premier email qui obtient une réponse tient en quatre lignes : un fait vrai sur l’entreprise, ce que vous faites en une phrase, ce que cela change pour elle, une question à laquelle on répond par oui ou par non. Rien d’autre : ni présentation de votre société, ni pièce jointe, ni demande de trente minutes.

Un logiciel de réservation écrit à un salon de coiffure (exemple fictif)Moins de 100 mots

Objetréservation en ligne – Léa Coiffure

Bonjour Madame Roux,

Votre salon de Villeurbanne prend ses rendez-vous par téléphone, d’après votre site. Je propose un bouton de réservation pour votre fiche Google et votre site, installé en une journée. Vos clientes réservent le soir, vous retrouvez les créneaux le matin.

Puis-je vous le montrer sur votre propre site, dix minutes au téléphone ?

Claire Martin, Résa Salon

Votre adresse figure dans les mentions légales de votre site. Répondez « stop » et je ne vous écris plus.

Le fait de la première ligne vient du site de l’entreprise : c’est lui qui montre que le message n’est pas un envoi en masse. La question finale appelle un oui ou un non.

Cinq autres exemples, avec la version à ne pas envoyer en regard, sont dans les exemples d’emails de prospection. Pour l’objet, les règles et des exemples par situation ou le générateur d’objets.

Geste 5 : relancer sans harceler

Beaucoup de réponses viennent après une relance, parce qu’un premier email arrive un jour chargé. Relancer n’est donc pas insister : c’est écrire de nouveau avec quelque chose de neuf. Voici la cadence que nous recommandons (un conseil, pas une moyenne mesurée).

JourMessageCe qu’il apporte
Jour 0Premier emailLe fait, l’offre, la question
Jour 4Première relance, dans le même filUn élément nouveau : un exemple précis, une autre façon de poser la question
Jour 10Dernier messageUne sortie polie : « Je ne vous écris plus, sauf si vous me dites de continuer »
À tout momentUne réponse, même négativeLa séquence s’arrête pour cette entreprise, immédiatement

Les textes de relance et les erreurs à éviter sont dans le guide de la relance.

Geste 6 : respecter la règle du jeu

Entre professionnels, la CNIL n’exige pas de consentement préalable pour un email de prospection. Elle demande trois choses (source) :

  • Le message concerne la profession du destinataire : une offre de logiciel adressée à un directeur informatique, pas à un particulier.
  • Le message dit qui écrit, et la personne peut refuser de recevoir d’autres messages, simplement.
  • Vous pouvez dire d’où vient l’adresse. « Publiée dans les mentions légales de votre site » est une réponse recevable.

Un « stop » est appliqué sans délai, pour toute l’équipe. Le détail est dans cold email et RGPD en B2B, et la liste des mentions à mettre au pied du message dans les mentions obligatoires d’un email B2B. Ce n’est pas un avis juridique.

Geste 7 : mesurer, et en déduire le volume

Quatre nombres suffisent : combien de personnes vous avez contactées, combien de messages ont rebondi, combien ont répondu (un « non » compte : c’est une information), combien de rendez-vous. Les taux d’ouverture sont devenus peu fiables, certaines messageries chargent les images à l’avance : ne décidez pas dessus.

Ces nombres servent à dimensionner la suite. Contacts nécessaires = rendez-vous visés × contacts qu’il vous faut pour obtenir un rendez-vous. Si vos vingt premiers envois donnent un rendez-vous, il vous en faut cent pour en obtenir cinq. Ce « un sur vingt » est une hypothèse de calcul, pas une moyenne : remplacez-le par votre propre mesure dès les vingt premiers envois.

Gardez un œil sur les rebonds. Google demande aux expéditeurs de gros volumes (plus de 5 000 messages par jour vers Gmail) de rester sous 0,30 % de messages signalés comme spam dans Postmaster Tools (source). Vous n’êtes pas dans ce cas avec quelques emails par jour, mais un lot qui rebondit abîme la réputation de votre domaine bien avant.

Un plan sur trente jours

Pour démarrer sans vous disperser, une semaine après l’autre :

SemaineÀ faireÀ la fin de la semaine
1Écrire la cible en une phrase. Faire la liste. Retirer les doublons (un SIREN, une entreprise).Une liste de cent entreprises, datée, dont vous connaissez l’origine
2Trouver et vérifier les adresses. Écrire deux versions du premier message. Envoyer les dix premiers à la main, deux par jour.Dix messages envoyés, les deux versions comparées
3Lire les réponses, corriger le message. Première relance. Passer à cinq envois par jour.Un premier taux de réponse que vous avez mesuré vous-même
4Dernière relance. Faire le bilan : contactés, rebonds, réponses, rendez-vous.Une décision : garder la cible, l’élargir ou en changer

Ce que Mailbase fait de cette méthode

Les gestes 2, 3 et 4 (lister, joindre, écrire) sont ceux qui prennent le plus de temps. Mailbase les prend en charge : vous décrivez votre cible, il extrait les entreprises du registre, cherche leur site, y lit l’email publié, le vérifie, et rédige un message par personne à partir d’un fait lu sur le site. Vous validez chaque email avant l’envoi, et les réponses arrivent triées.

Il ne trouve pas d’email pour toutes les entreprises : une entreprise sans site reste dans la liste, sans adresse. Dans le run que nous avons mesuré, 145 entreprises sont sorties du registre et 13 emails ont été vérifiés. Nous n’affichons aucun taux de réponse. Le plan gratuit offre 25 prospects vérifiés par mois, sans carte.

Tous les guides de la méthode

Chaque geste a son guide. Prenez celui qui vous bloque.

Questions

À propos de cette page.

Qu’est-ce que la prospection commerciale ?
C’est la recherche active de clients qui ne vous ont encore rien demandé : on choisit une cible, on la contacte et on obtient une première conversation. Elle précède la vente et se distingue du marketing entrant, où le client vient de lui-même après avoir lu un contenu.
Quelle différence entre prospection commerciale et prospection B2B ?
La prospection commerciale désigne l’activité en général. La prospection B2B est celle qui vise des entreprises : peu de cibles, un décideur à identifier, un message sur sa fonction, et des règles plus souples pour l’email que vers les particuliers.
Par quel canal commencer ?
Par celui où votre cible répond. Pour des artisans et des commerçants, un email court puis le téléphone ; pour des cabinets, l’email ; pour des agences, LinkedIn puis l’email. Testez deux canaux sur vingt contacts chacun avant de choisir.
Combien de temps faut-il consacrer à la prospection ?
Une heure par jour, régulière, vaut mieux qu’une journée par mois. Le plan sur trente jours de ce guide tient dans cette heure si la liste et les adresses sont faites par un outil plutôt qu’à la main.
Combien de prospects contacter par jour ?
Au début, quelques-uns : deux par jour la première semaine, cinq la troisième. Un volume bas permet de corriger le message avant d’écrire à tout le monde, et protège la réputation de votre domaine d’envoi.
La prospection par email est-elle légale en France ?
Vers des entreprises, oui, sans consentement préalable, à trois conditions posées par la CNIL : le message concerne la profession du destinataire, il dit qui écrit, et la personne peut refuser simplement. Vers des particuliers, le consentement préalable est la règle.
À vous

Votre cible en une phrase, la liste dans le quart d’heure.

Mailbase trouve les entreprises dans le registre, vérifie l’email sur leur site et rédige un email par personne. Vous validez chacun. 25 prospects vérifiés par mois, gratuitement, sans carte.