GuideMis à jour le · 9 min de lecture

Objet d’un email de prospection : les règles et des exemples par situation

L’objet décide si votre message est ouvert, et sur quel ton il est lu. Court, précis, honnête, tiré d’un fait vrai : voici les règles, des exemples par situation, et comment les tester.

Sur cette page · 10 sections

Ce que fait l’objet, et ce qu’il ne fait pas

L’objet a un seul travail : faire ouvrir le bon message par la bonne personne. Il ne vend rien. Il annonce de quoi parle l’email, sur un ton qui donne envie de le lire. Un objet qui fait ouvrir un message décevant ne sert à rien : la personne se sent piégée, et un piège se termine souvent par un clic sur « spam ».

Il y a aussi une règle de droit. L’article L34-5 du Code des postes et des communications électroniques interdit de mentionner, dans un message de prospection, un objet sans rapport avec la prestation proposée. Un objet trompeur n’est donc pas seulement maladroit. Voir les mentions obligatoires d’un email B2B.

Les principes d’un bon objet

  • Court : quelques mots. Sur un téléphone, la fin d’un objet long est coupée.
  • Précis : on comprend de quoi il s’agit sans ouvrir.
  • En minuscules, comme un collègue l’écrirait. Pas de majuscule à chaque mot, pas de point d’exclamation.
  • Tiré d’un fait vrai sur le destinataire : sa ville, son métier, un service de son site, une ouverture récente.
  • Cohérent avec la première phrase du message : l’objet promet, le corps tient.
  • Sans promesse chiffrée ni pression : pas de « doublez votre chiffre », pas de « urgent ».

Quelle longueur viser

Visez deux à six mots. Ce n’est pas une règle magique, c’est une contrainte d’affichage : les messageries sur mobile montrent peu de caractères d’objet, et la plupart des emails professionnels sont lus au moins une fois sur téléphone. Ce qui dépasse est coupé, souvent au milieu de l’idée.

Un objet court a un autre avantage : il ressemble à un vrai message. Les emails entre collègues ont rarement un objet de quinze mots. Un objet long et soigné signale une campagne. Un objet bref et simple signale une personne.

Personnaliser à partir d’un fait réel

La personnalisation utile n’est pas le prénom dans l’objet. Tout le monde sait l’insérer automatiquement, et plus personne n’y prête attention. Ce qui se remarque, c’est un détail qu’on ne peut connaître qu’en ayant regardé l’entreprise : un service précis de son site, sa ville, son ancienneté, l’ouverture d’un second local.

Ces faits se trouvent sur le site de l’entreprise et dans le registre public : activité, date de création, adresse des établissements. Notre fiche entreprise les donne pour une entreprise précise. La règle : ne citez que ce qui est vrai et vérifiable. Un fait faux dans l’objet ruine le message entier.

Les mots et les formes à éviter

  • Les faux « Re : » ou « Tr : » sur un premier message : c’est faire croire à un échange qui n’a pas eu lieu.
  • Les majuscules, les points d’exclamation en série, les émojis.
  • Le vocabulaire de pression : « urgent », « dernière chance », « offre exclusive », « ne manquez pas ».
  • Les promesses chiffrées : « +30 clients en un mois », « réduisez vos coûts de moitié ».
  • Les mots de vente génériques : « gratuit », « promotion », « opportunité unique ».
  • Les objets vagues : « question », « bonjour », « proposition », sans rien autour.
  • Le nom de votre entreprise seul : il parle de vous, pas du destinataire.

Les filtres anti-spam ne fonctionnent plus vraiment par listes de mots interdits : ils regardent surtout la réputation de l’expéditeur et la réaction des destinataires. Mais ces formes font fuir les lecteurs, et ce sont les lecteurs qui font la réputation. Voir le guide de la délivrabilité.

Des exemples d’objets, par situation

Les objets ci-dessous sont des exemples à adapter. Les crochets indiquent ce que vous remplacez par un fait réel ; les noms de lieux sont pris pour l’illustration. Aucun n’est une formule garantie : un objet ne vaut que par le message qui suit.

SituationExemple d’objetPourquoi il fonctionne
Artisan du bâtimentvos chantiers autour de [ville]Parle de son activité et de son secteur
Électriciendépannages à [ville] le week-endReprend un service lu sur son site
Restaurantvotre carte du midiUn détail concret, sans vendre
Commerce de proximitéla vitrine de [nom du magasin]Montre que vous avez regardé le lieu
Cabinet comptablesaisie des factures chez [cabinet]Nomme un problème du métier
Profession libéraleprise de rendez-vous au cabinetUn sujet quotidien, sans jargon
Agence websous-traitance de vos sites [technologie]Précis sur le besoin
Entreprise nouvellement crééevotre installation à [ville]Fait vrai, ton sobre
Deuxième établissementvotre nouvelle adresse à [ville]Lu dans le registre, utile au destinataire
Entreprise ancienne[n] ans d’atelier à [ville]Ancienneté réelle, lue dans le registre
Offre d’emploi publiéevotre recherche de [poste]Lié à un besoin affiché
Recommandation réellede la part de [prénom nom]Seulement si la personne vous l’a permis
Question directequi s’occupe de vos devis ?Courte, facile à transférer
Ressource utileun modèle de devis pour [métier]Apporte quelque chose avant de demander
Partenariatclients en commun à [ville]Pose un intérêt partagé
Événement localle salon [nom] de [mois]Ancré dans un moment réel
Relance dans le même filRe : [objet du premier message]Honnête : c’est bien la suite du même échange
Dernier messageje clos le sujetClair, sans culpabiliser

Le corps du message compte autant que l’objet. Pour des textes complets, voir cinq emails de prospection commentés et, pour les artisans, la prospection des artisans par email.

Tester deux objets sans se tromper

Un test A/B compare deux objets envoyés à deux moitiés comparables d’une même liste. Il a une limite : le volume. Si vous envoyez quelques messages par jour, ce qui est la bonne pratique en prospection, quelques réponses d’écart entre deux versions relèvent du hasard. Un test sérieux demande assez d’envois pour que la différence ne soit pas due à quelques personnes.

Trois règles. Ne changez qu’une chose à la fois. Jugez sur les réponses, pas sur les ouvertures, que certaines messageries faussent en chargeant les images à l’avance. Et n’arrêtez pas un test après une journée : laissez le temps aux deux versions de partir dans les mêmes conditions.

Générer et vérifier vos objets

Notre générateur d’objets d’email de prospection propose des objets courts à partir de votre métier, de votre cible et d’un fait sur le destinataire. Le vérificateur d’email de prospection relit ensuite le message entier : longueur, liens, mots de pression, demande finale. Dans Mailbase, chaque brouillon part d’un fait réel lu sur le site ou dans le registre, et vous le relisez avant l’envoi : voir le logiciel de prospection.

Questions

À propos de cette page.

Quelle longueur pour l’objet d’un email de prospection ?
Deux à six mots en général. Sur mobile, la fin d’un objet long est coupée, et un objet court ressemble davantage à un message écrit par une personne.
Faut-il mettre le prénom du destinataire dans l’objet ?
Ce n’est pas nécessaire. Le prénom inséré automatiquement ne surprend plus personne. Un fait précis sur l’entreprise attire plus l’attention qu’un prénom.
Peut-on écrire Re : dans l’objet d’un premier email ?
Non. Faire croire à un échange qui n’a pas eu lieu est trompeur, et la loi interdit un objet sans rapport avec ce qui est proposé. Re : convient seulement pour une relance dans le même fil.
Quels mots éviter dans l’objet ?
Les mots de pression comme urgent ou dernière chance, les promesses chiffrées, les majuscules, les points d’exclamation en série et les objets vagues comme proposition.
Un test A/B sur l’objet est-il utile en prospection ?
Seulement avec assez d’envois. Avec quelques messages par jour, un écart de quelques réponses relève du hasard. Jugez sur les réponses, pas sur les ouvertures.
À vous

Décrivez votre client. Lisez les réponses demain.

Mailbase trouve les entreprises dans le registre, vérifie l’email sur leur site et rédige un email par personne. Vous validez chacun. 25 prospects vérifiés par mois, gratuitement, sans carte.