Cold email : définition, légalité en France, méthode et exemples
Le cold email est un premier email à quelqu’un qui ne vous connaît pas. En France, il est possible vers des entreprises, sous trois conditions. Voici comment l’écrire, l’envoyer sans finir en spam, et deux exemples avant et après.
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Qu’est-ce qu’un cold email ?
Un cold email est un premier email envoyé à une personne qui ne vous connaît pas et ne vous a rien demandé, pour ouvrir une conversation professionnelle. Il est écrit pour elle, un par un, et il demande une réponse. C’est ce qui le distingue de la newsletter, envoyée à des personnes qui s’y sont abonnées, et du spam, envoyé à tout le monde sans rapport avec leur activité.
| Cold email | Newsletter | Spam | |
|---|---|---|---|
| À qui | Une personne choisie | Des abonnés | N’importe qui |
| Pourquoi elle le reçoit | Son métier concerne votre offre | Elle s’est inscrite | Aucune raison |
| Le texte | Écrit pour elle | Le même pour tous | Le même pour tous |
| Ce qu’on demande | Une réponse | Une lecture | Un clic |
Le cold email est-il légal en France ?
Vers des entreprises, oui, et sans consentement préalable. La CNIL pose trois conditions (source) : le message concerne la profession du destinataire, il dit qui écrit, et la personne peut refuser simplement d’en recevoir d’autres. Vers des particuliers, le consentement préalable est en règle générale nécessaire, et le cold email n’a pas de place.
En pratique : écrivez à l’adresse que l’entreprise publie elle-même (mentions légales, page contact), parlez de son métier, mettez deux lignes en pied de message (qui vous êtes, d’où vient l’adresse, comment ne plus recevoir de message), et appliquez un « stop » sans délai. Le détail est dans cold email et RGPD en B2B ; ce n’est pas un avis juridique.
Un cold email qui obtient une réponse : cinq éléments
- L’objet : court, en minuscules, qui ressemble à un message entre collègues (« devis Martin Plomberie », pas « Offre exceptionnelle »). Voir les règles pour l’objet.
- La première ligne : un fait vrai sur l’entreprise, lu sur son site ou dans le registre. C’est ce qui prouve que le message est écrit pour elle.
- Une phrase sur ce que vous faites, dite avec les mots de son métier.
- Ce que cela change pour elle, concret : du temps, un coût, un risque évité.
- Une question fermée, à laquelle on répond par oui ou par non depuis un téléphone.
Moins de cent mots, pas de pièce jointe, un lien au maximum. Plus long, le message ne se lit plus jusqu’à la question.
Un exemple, avant et après
Une agence de création de sites écrit à un garage automobile (code d’activité 45.20A). Le premier message est celui qu’on reçoit chaque jour ; le second dit la même chose, pour ce garage.
À ne pas envoyer (exemple fictif)Générique
ObjetBoostez votre visibilité en ligne !
Bonjour,
Notre agence spécialisée accompagne les entreprises dans leur transformation digitale. Grâce à notre expertise et à nos solutions innovantes, nous vous aidons à améliorer votre visibilité et à attirer de nouveaux clients. Nous serions ravis de vous présenter nos services lors d’un rendez-vous de 30 minutes.
Cordialement
Aucune information sur le garage, aucun bénéfice précis, une demande de trente minutes à un inconnu.
À envoyer (exemple fictif)Écrit pour lui
Objetfiche Google – Garage Dupuis
Bonjour Monsieur Dupuis,
Quand on cherche « garage ouvert le samedi » à Annecy, la fiche de votre garage n’affiche pas vos horaires du samedi, d’après ce que je vois sur Google. Je corrige cela et je mets à jour vos photos et vos avis, en une demi-journée, à tarif fixe.
Voulez-vous que je vous envoie ce que j’ai relevé sur votre fiche, sans engagement ?
Marc Girard, Atelier Web
Votre adresse figure dans les mentions légales de votre site. Répondez « stop » et je ne vous écris plus.
Un fait vérifiable (la fiche), une proposition précise, une question à laquelle on répond par oui ou par non.
Quatre autres cas (plombier, boulangerie, cabinet comptable, restaurant) sont dans les exemples d’emails de prospection.
Cinq erreurs qui font passer un cold email pour du spam
- Parler de vous : « leader », « solution innovante », « notre expertise » ne disent rien au destinataire.
- Demander trop : une démonstration de trente minutes à un inconnu appelle un refus ; une question fermée appelle une réponse.
- Écrire à une adresse non vérifiée : un lot qui rebondit abîme la réputation de votre domaine pour les messages suivants.
- Envoyer le même texte à cent personnes : si le fait de la première ligne n’est pas vrai pour chacune, il prouve que vous n’avez rien lu.
- Ne pas dire d’où vient l’adresse ni comment s’opposer : c’est ce que demande la CNIL, et c’est ce qui rend le message crédible.
L’envoyer sans finir en spam
Un bon texte arrive en spam s’il part d’un domaine mal configuré. Trois points avant le premier envoi : authentifier le domaine avec SPF, DKIM et DMARC (Google les exige des expéditeurs de gros volumes), vérifier chaque adresse, et commencer petit.
Un domaine neuf n’a aucune réputation : montez progressivement, quelques messages par jour, répartis dans la journée, puis davantage au fil des semaines si les rebonds restent faibles. Google demande aux expéditeurs de plus de 5 000 messages par jour de rester sous 0,30 % de plaintes (source) ; quelques emails écrits un par un en sont très loin, à condition que les adresses soient bonnes.
Ce que Mailbase fait avant et pendant l’envoi
Le plus long dans un cold email n’est pas l’écriture : c’est de trouver à qui l’envoyer, à quelle adresse, et un fait vrai à dire. Mailbase part du registre des entreprises, cherche leur site, y lit l’email publié, le vérifie, et rédige un message par personne à partir d’un fait lu sur le site. Vous validez chaque email avant l’envoi. Il envoie quelques messages par jour, applique un « stop » immédiatement et trie les réponses.
Il ne trouve pas d’email pour toutes les entreprises : dans le run mesuré, 13 emails vérifiés sont sortis de 145 entreprises. Le plan gratuit offre 25 prospects vérifiés par mois, sans carte.