GuideMis à jour le · 11 min de lecture · Par l’équipe Mailbase

Cold email : définition, légalité en France, méthode et exemples

Le cold email est un premier email à quelqu’un qui ne vous connaît pas. En France, il est possible vers des entreprises, sous trois conditions. Voici comment l’écrire, l’envoyer sans finir en spam, et deux exemples avant et après.

Sur cette page · 9 sections

Qu’est-ce qu’un cold email ?

Un cold email est un premier email envoyé à une personne qui ne vous connaît pas et ne vous a rien demandé, pour ouvrir une conversation professionnelle. Il est écrit pour elle, un par un, et il demande une réponse. C’est ce qui le distingue de la newsletter, envoyée à des personnes qui s’y sont abonnées, et du spam, envoyé à tout le monde sans rapport avec leur activité.

Cold emailNewsletterSpam
À quiUne personne choisieDes abonnésN’importe qui
Pourquoi elle le reçoitSon métier concerne votre offreElle s’est inscriteAucune raison
Le texteÉcrit pour elleLe même pour tousLe même pour tous
Ce qu’on demandeUne réponseUne lectureUn clic

Vers des entreprises, oui, et sans consentement préalable. La CNIL pose trois conditions (source) : le message concerne la profession du destinataire, il dit qui écrit, et la personne peut refuser simplement d’en recevoir d’autres. Vers des particuliers, le consentement préalable est en règle générale nécessaire, et le cold email n’a pas de place.

En pratique : écrivez à l’adresse que l’entreprise publie elle-même (mentions légales, page contact), parlez de son métier, mettez deux lignes en pied de message (qui vous êtes, d’où vient l’adresse, comment ne plus recevoir de message), et appliquez un « stop » sans délai. Le détail est dans cold email et RGPD en B2B ; ce n’est pas un avis juridique.

Un cold email qui obtient une réponse : cinq éléments

  1. L’objet : court, en minuscules, qui ressemble à un message entre collègues (« devis Martin Plomberie », pas « Offre exceptionnelle »). Voir les règles pour l’objet.
  2. La première ligne : un fait vrai sur l’entreprise, lu sur son site ou dans le registre. C’est ce qui prouve que le message est écrit pour elle.
  3. Une phrase sur ce que vous faites, dite avec les mots de son métier.
  4. Ce que cela change pour elle, concret : du temps, un coût, un risque évité.
  5. Une question fermée, à laquelle on répond par oui ou par non depuis un téléphone.

Moins de cent mots, pas de pièce jointe, un lien au maximum. Plus long, le message ne se lit plus jusqu’à la question.

Un exemple, avant et après

Une agence de création de sites écrit à un garage automobile (code d’activité 45.20A). Le premier message est celui qu’on reçoit chaque jour ; le second dit la même chose, pour ce garage.

À ne pas envoyer (exemple fictif)Générique

ObjetBoostez votre visibilité en ligne !

Bonjour,

Notre agence spécialisée accompagne les entreprises dans leur transformation digitale. Grâce à notre expertise et à nos solutions innovantes, nous vous aidons à améliorer votre visibilité et à attirer de nouveaux clients. Nous serions ravis de vous présenter nos services lors d’un rendez-vous de 30 minutes.

Cordialement

Aucune information sur le garage, aucun bénéfice précis, une demande de trente minutes à un inconnu.

À envoyer (exemple fictif)Écrit pour lui

Objetfiche Google – Garage Dupuis

Bonjour Monsieur Dupuis,

Quand on cherche « garage ouvert le samedi » à Annecy, la fiche de votre garage n’affiche pas vos horaires du samedi, d’après ce que je vois sur Google. Je corrige cela et je mets à jour vos photos et vos avis, en une demi-journée, à tarif fixe.

Voulez-vous que je vous envoie ce que j’ai relevé sur votre fiche, sans engagement ?

Marc Girard, Atelier Web

Votre adresse figure dans les mentions légales de votre site. Répondez « stop » et je ne vous écris plus.

Un fait vérifiable (la fiche), une proposition précise, une question à laquelle on répond par oui ou par non.

Quatre autres cas (plombier, boulangerie, cabinet comptable, restaurant) sont dans les exemples d’emails de prospection.

Cinq erreurs qui font passer un cold email pour du spam

  • Parler de vous : « leader », « solution innovante », « notre expertise » ne disent rien au destinataire.
  • Demander trop : une démonstration de trente minutes à un inconnu appelle un refus ; une question fermée appelle une réponse.
  • Écrire à une adresse non vérifiée : un lot qui rebondit abîme la réputation de votre domaine pour les messages suivants.
  • Envoyer le même texte à cent personnes : si le fait de la première ligne n’est pas vrai pour chacune, il prouve que vous n’avez rien lu.
  • Ne pas dire d’où vient l’adresse ni comment s’opposer : c’est ce que demande la CNIL, et c’est ce qui rend le message crédible.

L’envoyer sans finir en spam

Un bon texte arrive en spam s’il part d’un domaine mal configuré. Trois points avant le premier envoi : authentifier le domaine avec SPF, DKIM et DMARC (Google les exige des expéditeurs de gros volumes), vérifier chaque adresse, et commencer petit.

Un domaine neuf n’a aucune réputation : montez progressivement, quelques messages par jour, répartis dans la journée, puis davantage au fil des semaines si les rebonds restent faibles. Google demande aux expéditeurs de plus de 5 000 messages par jour de rester sous 0,30 % de plaintes (source) ; quelques emails écrits un par un en sont très loin, à condition que les adresses soient bonnes.

Ce que Mailbase fait avant et pendant l’envoi

Le plus long dans un cold email n’est pas l’écriture : c’est de trouver à qui l’envoyer, à quelle adresse, et un fait vrai à dire. Mailbase part du registre des entreprises, cherche leur site, y lit l’email publié, le vérifie, et rédige un message par personne à partir d’un fait lu sur le site. Vous validez chaque email avant l’envoi. Il envoie quelques messages par jour, applique un « stop » immédiatement et trie les réponses.

Il ne trouve pas d’email pour toutes les entreprises : dans le run mesuré, 13 emails vérifiés sont sortis de 145 entreprises. Le plan gratuit offre 25 prospects vérifiés par mois, sans carte.

Questions

À propos de cette page.

Qu’est-ce qu’un cold email ?
Un premier email envoyé à une personne qui ne vous connaît pas, pour ouvrir une conversation professionnelle. Il est écrit pour elle, un par un, et demande une réponse. Ce n’est ni une newsletter, ni du spam.
Le cold email est-il légal en France ?
Vers des entreprises, oui, sans consentement préalable, si le message concerne la profession du destinataire, dit qui écrit et permet de refuser simplement. Vers des particuliers, le consentement préalable est en règle générale nécessaire.
Combien de cold emails envoyer par jour ?
Quelques-uns au début, répartis dans la journée, puis davantage si les rebonds restent faibles. Il n’existe pas de chiffre universel : cela dépend de l’âge et de la réputation du domaine d’envoi.
Quelle différence entre cold email et emailing ?
Le cold email est écrit pour une personne choisie qui ne vous connaît pas. L’emailing envoie le même contenu à une liste de personnes qui ont accepté de le recevoir. Les règles et les pratiques ne sont pas les mêmes.
Quel objet pour un cold email ?
Court, en minuscules, sans point d’exclamation, qui ressemble à un message entre collègues et qui nomme l’entreprise : « devis Martin Plomberie », « fiche Google – Garage Dupuis ».
Comment éviter que mes cold emails arrivent en spam ?
Authentifiez votre domaine (SPF, DKIM, DMARC), vérifiez chaque adresse avant l’envoi, commencez par quelques messages par jour, écrivez un texte différent pour chaque personne et offrez une désinscription qui marche.
À vous

Un email par personne, écrit sur un fait réel.

Mailbase trouve les entreprises dans le registre, vérifie l’email sur leur site et rédige un email par personne. Vous validez chacun. 25 prospects vérifiés par mois, gratuitement, sans carte.