ProspectionMis à jour le 6 septembre 20268 min de lecture

Trouver l’email d’une entreprise dans ses mentions légales

Trouver email entreprise : la méthode passe par les mentions légales que tout site professionnel français doit afficher. Comment les lire, quoi rejeter, pourquoi vérifier.

Par Mailbase Team · Mot-clé: trouver email entreprise
Two people reviewing work on a laptop together — Trouver l’email d’une entreprise dans ses mentions légales
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En bref

En France, un site professionnel n’a pas le droit d’être anonyme. La loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) impose à l’éditeur d’un site d’afficher son identité : dénomination ou nom, adresse du siège, numéro de téléphone, numéro d’immatriculation, nom du directeur de la publication, identité de l’hébergeur. Les sites qui vendent en ligne doivent en plus afficher une adresse de courrier électronique. Dans les faits, presque toutes les pages « Mentions légales » et « Politique de confidentialité » indiquent un email de contact, parce que le RGPD exige qu’on puisse joindre le responsable du traitement.

Cette page est donc, pour la prospection B2B, la meilleure source d’email qui existe : l’entreprise y a écrit elle-même comment la joindre, et souvent qui la dirige. Ce guide explique où la trouver, comment la lire, quelles adresses il faut refuser, et pourquoi il faut vérifier chaque adresse avant d’écrire. C’est aussi, mot pour mot, ce que fait l’agent de prospection Mailbase après avoir trouvé une entreprise dans le registre.

Où trouver les mentions légales, et ce qu’elles disent

Hands typing on a laptop keyboard in an inbox view — Où trouver les mentions légales, et ce qu’elles disent
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Le lien est presque toujours dans le pied de page, sous un libellé comme « Mentions légales », « Informations légales », « Legal » ou, sur les petits sites, dans la page « Contact » ou les CGV. Les sites construits sur Wix, WordPress ou Shopify placent parfois le texte dans une page dont l’URL contient « mentions-legales » ou « legal-notice ». Si le pied de page ne mène nulle part, essayez ces URL directement avant de conclure que le site n’en a pas.

Une fois sur la page, cherchez quatre choses dans cet ordre : la raison sociale et le numéro SIREN ou SIRET, pour rapprocher le site de l’entreprise du registre (c’est ce rapprochement qui garantit que vous écrivez à la bonne société, pas à un homonyme) ; le nom du directeur de la publication, qui est en général le dirigeant ; l’adresse email de contact ; et l’identité de l’hébergeur, qu’il faut savoir reconnaître pour ne pas la confondre avec l’exploitant. Le guide de Service-Public sur les mentions obligatoires détaille ce que chaque type d’entreprise doit publier.

  • Pied de page, puis page Contact, puis les URL /mentions-legales et /legal
  • Le SIREN ou SIRET de la page prouve que le site appartient bien à l’entreprise visée
  • Le directeur de la publication est le plus souvent le dirigeant
  • L’hébergeur (OVH, o2switch, Ionos…) n’est jamais votre contact

Ce qu’il faut rejeter : agence web, hébergeur, adresses factices

Writing on a laptop at a quiet desk — Ce qu’il faut rejeter : agence web, hébergeur, adresses factices
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Toutes les adresses d’une page de mentions légales ne sont pas celles de l’entreprise. La plus fréquente erreur est de prendre l’email de l’agence qui a construit le site : elle apparaît dans un bloc « Conception » ou « Réalisation », parfois avec son propre SIREN, et écrire à cette adresse envoie votre email à un graphiste de Nantes qui n’a rien à voir avec le plombier de Lyon. La règle simple : l’email retenu doit être sur le même domaine que le site, ou sur un domaine grand public (gmail, orange, free) accolé au nom de l’entreprise ou du dirigeant.

Il faut aussi rejeter les adresses de remplissage laissées par un modèle de site (« contact@votresite.fr », « email@example.com », « xxx@xxx.xx »), les adresses de l’hébergeur, et les adresses génériques de plateforme (« support@wix.com »). Enfin, la présence d’une adresse n’implique pas qu’elle fonctionne : les petites entreprises changent de fournisseur, laissent expirer un domaine, ou n’ont jamais relevé la boîte « contact@ ». C’est pourquoi toute adresse trouvée doit passer par une vérification avant envoi.

  • Même domaine que le site, ou domaine grand public au nom de l’entreprise
  • Jamais l’agence web, l’hébergeur ou la plateforme
  • Jamais une adresse de remplissage laissée par un modèle
  • Toujours vérifier : une adresse publiée peut être morte
Adresse trouvéeVerdictPourquoi
contact@dupont-plomberie.fr sur dupont-plomberie.frGarderMême domaine que le site, adresse de l’exploitant
jean.dupont@gmail.com nommé directeur de la publicationGarderAdresse nominative du dirigeant, publiée par lui
hello@agence-creative.fr dans le bloc « Réalisation »RejeterC’est l’agence web, pas l’entreprise
contact@votresite.frRejeterAdresse de remplissage laissée par le modèle
abuse@ovh.net ou support@wix.comRejeterHébergeur ou plateforme, jamais le bon interlocuteur

De l’adresse à la personne : à qui écrit-on vraiment ?

Un email de prospection est adressé à une personne, pas à une boîte. Quand les mentions légales nomment le directeur de la publication, vous avez le nom du dirigeant et la certitude qu’il est lié à ce site. Quand elles ne le nomment pas, l’API Recherche d’entreprises renvoie les dirigeants déclarés au Registre national des entreprises pour les sociétés, et pour un entrepreneur individuel, le nom de l’entreprise est le nom de la personne. Croisez toujours ce nom avec le SIREN trouvé sur la page : un prénom seul ne suffit pas.

Pour une TPE, écrire au dirigeant sur l’adresse « contact@ » de son site est en général la bonne combinaison : la boîte est relevée par lui ou par quelqu’un qui lui transmet. Pour une PME, préférez la personne qui porte la fonction concernée, si son adresse est publiée. Ce qu’il ne faut pas faire : deviner une adresse nominative à partir d’un motif (« prenom.nom@ ») sur un domaine que vous n’avez pas vérifié, ou récupérer une adresse personnelle qui n’a aucun lien avec l’activité professionnelle. La CNIL attend que le message concerne la fonction de la personne, et que vous puissiez dire d’où vient l’adresse. « Publiée dans les mentions légales de votre site » est une réponse honnête.

  • Directeur de la publication d’abord, dirigeants du registre ensuite
  • Croisez le nom avec le SIREN, pas seulement avec le nom commercial
  • TPE : le dirigeant sur l’adresse de contact du site
  • Pas d’adresse devinée, pas d’adresse personnelle sans lien avec la fonction

Erreurs fréquentes

  • Acheter un fichier au lieu de partir du registre SIRENE, qui est exhaustif, gratuit et à jour.
  • Deviner une adresse email au lieu de la lire dans les mentions légales, puis de la vérifier.
  • Écrire le même texte à cent entreprises au lieu d’un email par personne, à partir d’un fait vrai.
  • Envoyer en salve depuis son domaine principal et le brûler pour tous les envois suivants.

Sources et lectures

Official docs for current setup details, pricing, and API behavior — verify specifics there, since they change.

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FAQ

Un site français est-il obligé d’afficher un email ?

L’éditeur doit afficher son identité, son adresse, un numéro de téléphone et l’identité de l’hébergeur. L’adresse email est obligatoire pour les sites qui vendent en ligne, et en pratique presque tous les sites en publient une, ne serait-ce que pour répondre aux demandes RGPD.

Comment savoir si l’email trouvé est celui de l’entreprise ou de l’agence web ?

Regardez le domaine et le bloc où l’adresse apparaît. Si elle est sur le même domaine que le site, ou sur une adresse grand public au nom de l’entreprise ou du dirigeant, c’est l’exploitant. Si elle apparaît sous « Conception », « Réalisation » ou « Crédits », c’est l’agence, à rejeter.

Peut-on écrire à une adresse contact@ générique ?

Oui. Pour une petite entreprise c’est souvent la seule boîte relevée, et une adresse générique n’est pas une donnée personnelle au sens du RGPD. Adressez tout de même le message à une personne nommée, et proposez une opposition simple.

Faut-il vérifier une adresse trouvée dans les mentions légales ?

Toujours. Une adresse publiée peut être morte, le domaine peut avoir expiré, la boîte peut être un catch-all qui accepte tout. Un rebond sur une adresse morte nuit à la réputation de votre domaine d’envoi, et un seul mauvais lot suffit à dégrader la délivrabilité de tout ce qui suit.