ProspectionMis à jour le 6 septembre 20268 min de lecture

Vérifier une adresse email avant d’envoyer : la méthode

Comment vérifier une adresse email trouvée sur un site avant de lui écrire : syntaxe, MX, test SMTP, catch-all, adresses de remplissage, et ce qu’un rebond coûte à votre domaine.

Par Mailbase Team · Mot-clé: vérifier une adresse email
Two people reviewing work on a laptop together — Vérifier une adresse email avant d’envoyer : la méthode
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En bref

Une adresse email trouvée dans les mentions légales d’un site a été écrite par un humain, un jour. Depuis, le domaine a pu expirer, la boîte a pu être fermée, le fournisseur a pu changer, et personne n’a mis la page à jour. Écrire à cette adresse produit un rebond, et les rebonds ne sont pas neutres : les fournisseurs de messagerie et les services d’envoi les comptent, et au-delà d’un certain taux, ils cessent de faire confiance à votre domaine. Vérifier avant d’écrire n’est donc pas une précaution : c’est ce qui garde vos emails suivants dans la boîte de réception.

Ce guide décrit les étapes d’une vérification correcte, de la plus simple à la plus fiable, ce que chacune prouve et ne prouve pas, le cas particulier des domaines catch-all, et les adresses de remplissage qu’il faut reconnaître avant même de tester. Vérifier chaque adresse avant qu’un email soit écrit est une étape que l’agent de prospection Mailbase ne saute jamais.

Étape 1 et 2 : la syntaxe, puis le domaine et ses MX

Hands typing on a laptop keyboard in an inbox view — Étape 1 et 2 : la syntaxe, puis le domaine et ses MX
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Le premier test est la syntaxe : une partie locale, un @, un domaine avec un point et une extension valide. Il élimine les fautes de frappe évidentes (« contact@dupont,fr », un espace, deux @) et les adresses qui n’en sont pas. C’est un filtre nécessaire et très insuffisant : « nimportequoi@dupont-plomberie.fr » passe la syntaxe. Les règles exactes sont dans la RFC 5321, mais un contrôle raisonnable suffit : le but n’est pas d’accepter toutes les adresses théoriquement valides, c’est de rejeter celles qui sont évidemment fausses.

Le deuxième test regarde le domaine. Existe-t-il encore ? A-t-il des enregistrements MX, c’est-à-dire des serveurs déclarés pour recevoir du courrier ? Un domaine sans MX (et sans enregistrement A de repli) ne peut pas recevoir d’email : l’adresse est morte, quel que soit ce qu’affiche le site. Ce test attrape les domaines expirés, les sites déplacés vers un nouveau nom, et les entreprises qui ont abandonné leur domaine pour une adresse grand public. Il ne dit rien de la boîte elle-même.

  • Syntaxe : élimine les fautes de frappe, rien de plus
  • Domaine : existe-t-il, et a-t-il des MX ?
  • Pas de MX = pas de réception possible = adresse à écarter
  • Ces deux tests ne coûtent rien et écartent déjà une part des adresses mortes

Étape 3 : le test SMTP, et ce qu’il ne peut pas prouver

Writing on a laptop at a quiet desk — Étape 3 : le test SMTP, et ce qu’il ne peut pas prouver
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Le test le plus fiable consiste à ouvrir une conversation avec le serveur de réception, comme le ferait un envoi, et à s’arrêter juste avant d’envoyer le message : on annonce l’expéditeur, on annonce le destinataire (RCPT TO), et on lit la réponse du serveur. Un code 250 signifie que le serveur accepte l’adresse ; un 550 (ou une variante « user unknown ») signifie qu’elle n’existe pas. On ferme ensuite la connexion sans rien envoyer. C’est ce que font les services de vérification, et ce que vous pouvez faire vous-même avec un peu de code.

Ce test a des limites qu’il faut connaître. Certains serveurs refusent de répondre à ce genre de sondage ou temporisent (greylisting) : la réponse est alors « inconnu », pas « invalide ». Beaucoup de fournisseurs limitent le nombre de sondages depuis une même adresse IP, et un test trop insistant se fait bloquer. Et surtout, un serveur peut accepter toutes les adresses de son domaine sans distinction : c’est le cas des domaines catch-all, traités ci-dessous. Un 250 est un bon signe, pas une preuve.

  • 250 = accepté, 550 = inconnu, temporisation = à retester plus tard
  • Ne jamais envoyer de message pendant le test
  • Sonder doucement : les fournisseurs limitent et bloquent
  • Un « accepté » sur un catch-all ne vaut rien
TestCe qu’il prouveCe qu’il ne prouve pas
SyntaxeL’adresse a la forme d’une adresseQue le domaine ou la boîte existent
MXLe domaine peut recevoir du courrierQue cette boîte précise existe
SMTP (RCPT TO)Le serveur accepte ou refuse cette boîteRien sur un catch-all, rien si le serveur ne répond pas
Envoi réelLe message est arrivé ou a rebondiTrop tard : le rebond est déjà compté

Domaines catch-all et adresses de remplissage

Un domaine catch-all est configuré pour accepter tout courrier adressé à n’importe quelle boîte, existante ou non. Le test SMTP y répond toujours 250, et vous ne pouvez pas savoir si « jean.dupont@ » existe ou finira dans le vide. On détecte un catch-all en sondant une adresse inventée improbable sur le même domaine : si elle est acceptée, le domaine accepte tout. Face à un catch-all, deux attitudes raisonnables : préférer une adresse que le site publie explicitement (elle a plus de chances d’être relevée qu’une adresse devinée), et accepter que le risque de rebond reste non nul, donc écrire à ces adresses en petit nombre.

Avant tout test, éliminez les adresses de remplissage : « email@example.com », « contact@votresite.fr », « xxx@xxx.xx », « adresse@domaine.fr », et les adresses de l’hébergeur ou de l’agence web laissées dans un modèle de page. Elles passent parfois la syntaxe et même les MX (example.com existe), et elles sont un signe que la page n’a jamais été terminée. Notre guide sur la lecture des mentions légales détaille ce qu’il faut rejeter.

  • Catch-all : tout est accepté, le test SMTP ne dit plus rien
  • Détection : une adresse inventée acceptée sur le même domaine
  • Sur un catch-all, préférez l’adresse publiée à l’adresse devinée
  • Adresses de remplissage et d’agence : écartées avant tout test

Ce qu’un rebond coûte à votre domaine d’envoi

Un rebond dur (adresse inexistante) est enregistré par le serveur qui vous a répondu et par votre service d’envoi. Les seuils publiés donnent la mesure : Amazon SES place un compte en revue quand son taux de rebond atteint 5 % et peut suspendre l’envoi vers 10 % ; pour les plaintes, la revue commence à 0,1 % et la suspension vers 0,5 %. Google demande aux expéditeurs de garder leur taux de spam signalé sous 0,1 % et de ne jamais dépasser 0,3 %. Ces chiffres sont bas : sur cent emails, cinq adresses mortes suffisent à déclencher une revue.

Le problème est que la réputation est attachée au domaine et à l’adresse IP, pas à la campagne. Un lot d’adresses non vérifiées dégrade la délivrabilité de tout ce que vous enverrez ensuite, y compris vos emails à des clients existants. La vérification, l’authentification du domaine (SPF, DKIM, DMARC) et un volume quotidien faible sont les trois choses qui gardent un domaine en bonne santé ; le guide anglais sur la délivrabilité du cold email les développe.

  • SES : revue à 5 % de rebonds, suspension possible vers 10 %
  • Plaintes : revue à 0,1 %, suspension vers 0,5 % chez SES ; Google demande moins de 0,1 %
  • La réputation est celle du domaine, pas de la campagne
  • Vérification + authentification + faible volume = domaine sain

Erreurs fréquentes

  • Acheter un fichier au lieu de partir du registre SIRENE, qui est exhaustif, gratuit et à jour.
  • Deviner une adresse email au lieu de la lire dans les mentions légales, puis de la vérifier.
  • Écrire le même texte à cent entreprises au lieu d’un email par personne, à partir d’un fait vrai.
  • Envoyer en salve depuis son domaine principal et le brûler pour tous les envois suivants.

Sources et lectures

Official docs for current setup details, pricing, and API behavior — verify specifics there, since they change.

Guides associés

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FAQ

Comment vérifier une adresse email sans envoyer de message ?

En trois étapes : contrôle de syntaxe, vérification que le domaine existe et a des enregistrements MX, puis test SMTP qui demande au serveur s’il accepte la boîte (RCPT TO) avant de fermer la connexion sans rien envoyer. Un code 250 est un bon signe, un 550 signifie que l’adresse n’existe pas.

Qu’est-ce qu’un domaine catch-all ?

Un domaine dont le serveur accepte le courrier pour n’importe quelle boîte, existante ou non. Le test SMTP y répond toujours « accepté », et on ne peut pas savoir si l’adresse est réellement relevée. On le détecte en sondant une adresse inventée sur le même domaine.

Un test SMTP peut-il se tromper ?

Oui. Certains serveurs refusent de répondre ou temporisent, et les catch-all acceptent tout. Traitez « accepté » comme probable et « inconnu » comme à retester, jamais comme des certitudes. Le seul test définitif est l’envoi réel, et à ce moment le rebond est déjà compté.

Pourquoi un rebond est-il grave ?

Parce que les services d’envoi et les fournisseurs de messagerie comptent les rebonds par domaine et par IP. Amazon SES met un compte en revue à 5 % de rebonds. Au-delà, c’est toute votre délivrabilité qui se dégrade, pas seulement la campagne en cause.

Faut-il vérifier une adresse contact@ trouvée sur un site ?

Oui, comme toute autre. Les adresses génériques des petites entreprises sont souvent les plus anciennes du site, donc les plus susceptibles d’être mortes : domaine expiré, fournisseur changé, boîte jamais relevée.