Agent IA prospection : ce qu’il fait vraiment, étape par étape
Un agent IA prospection n’est pas un générateur de texte branché sur un fichier. Chaque étape, du registre à la lecture des réponses, ce qui reste humain, ce qu’il faut surveiller.
En bref
Le mot « agent » est aujourd’hui accolé à tout ce qui contient un modèle de langage, et la prospection n’y échappe pas. Derrière l’étiquette, on trouve des choses très différentes : un générateur de texte branché sur un fichier acheté, un enchaînement de scripts qui envoie des séquences, ou un système qui cherche réellement des entreprises, lit leurs sites et écrit à des personnes précises. La différence ne se voit pas dans la démonstration ; elle se voit dans ce que reçoit le destinataire, et dans ce qu’il reste de votre domaine d’envoi trois mois plus tard.
Ce guide décrit ce qu’un agent de prospection fait réellement quand il est bien conçu, étape par étape, en prenant pour exemple concret ce que fait Mailbase, parce que c’est le système que nous connaissons et que nous pouvons décrire sans approximation. Il dit aussi ce qui doit rester humain, et ce qu’il faut surveiller : les faits inventés, les plafonds d’envoi, la lecture des réponses. Si vous voulez voir le produit plutôt que le lire, la page Prospection Mailbase le montre.
Étapes 1 à 3 : le registre, le site, les mentions légales
Tout commence par une phrase, la vôtre : « les cabinets d’expertise comptable de 3 à 9 salariés en Île-de-France » ou « les boulangeries créées depuis moins de trois ans dans le Var ». L’agent traduit cette phrase en filtres sur le registre SIRENE (codes NAF, département, tranche d’effectif, date de création), interroge le registre via l’API Recherche d’entreprises, et obtient la liste exhaustive des entreprises correspondantes, dédoublonnée sur le SIREN. Ce n’est pas un échantillon ni un fichier vendu : c’est toute la population, telle que l’INSEE la connaît ce jour-là. Notre guide sur le fichier SIRENE détaille cette étape.
Le registre ne contient ni site ni email. Pour chaque entreprise, l’agent cherche donc le site web, puis y lit les mentions légales, comme le ferait une personne : il rapproche le SIREN ou la raison sociale de la page avec l’entreprise du registre, note le directeur de la publication ou le dirigeant, et relève l’adresse email de contact. Il rejette ce qu’un humain attentif rejetterait : l’email de l’agence web, l’hébergeur, les adresses de remplissage. Cette étape est celle où les agents médiocres trichent, en devinant « prenom.nom@ » ; un agent sérieux préfère ne trouver aucun contact plutôt qu’en inventer un.
- Votre phrase → codes NAF, département, effectif, ancienneté
- Toute la population du registre, dédoublonnée sur le SIREN
- Le site est trouvé, les mentions légales sont lues et rapprochées du SIREN
- Aucune adresse devinée : pas de contact plutôt qu’un faux contact
Étapes 4 et 5 : vérifier l’adresse, écrire un email par personne
Chaque adresse trouvée passe par une vérification avant qu’un seul mot soit écrit : syntaxe, existence du domaine et de ses MX, test SMTP, détection des catch-all. Une adresse morte est écartée ; une adresse incertaine est marquée comme telle et n’est pas contactée en priorité. C’est l’étape qui protège votre domaine, et notre guide sur la vérification d’adresse explique pourquoi elle n’est pas optionnelle.
Vient ensuite l’écriture. L’agent dispose, pour chaque entreprise, de faits vérifiés : son activité, sa commune, sa date de création, ce que dit son site, le nom de la personne. Il écrit un email par personne, à partir d’un fait réel, dans la voix que vous lui avez donnée (votre ton, votre offre, ce que vous ne voulez pas dire). Le message est court et pose une question. Il indique l’origine de l’adresse et un moyen de s’opposer, comme la CNIL le demande. Ce n’est pas un modèle avec des champs remplis : chaque email est écrit pour son destinataire, et deux emails du même jour ne se ressemblent pas.
- Vérification complète avant toute écriture
- Un email par personne, écrit à partir d’un fait vérifié
- Votre voix, votre offre, vos interdits
- Origine de l’adresse et opposition dans chaque message
Étapes 6 à 8 : vous approuvez, il envoie peu, il lit les réponses
L’email écrit n’est pas envoyé. Il vous est présenté, avec l’entreprise, la personne, le fait utilisé et sa source, et vous l’approuvez, le modifiez ou le refusez. C’est la décision que l’agent ne prend jamais à votre place, pour une raison simple : c’est votre nom en bas du message, et c’est votre domaine qui porte la réputation. Cette approbation est aussi le moment où vous attrapez ce que l’agent a mal compris, avant que quelqu’un d’autre ne le lise.
Les emails approuvés partent ensuite à un rythme faible et régulier, quelques-uns par jour, répartis dans la journée, jamais en salve. Ce plafond n’est pas une limitation commerciale : c’est ce qui garde un domaine sous les seuils de plainte que Google publie et que les services d’envoi appliquent. Enfin, l’agent lit les réponses : il distingue un intérêt, une question, un refus, un « stop », une absence, et il vous les présente triées. Un « stop » exclut l’entreprise par son SIREN, immédiatement et pour toute l’équipe. Une réponse intéressée vous revient, à vous : l’agent ne négocie pas.
- Aucun email ne part sans votre approbation
- Quelques envois par jour, répartis, jamais en salve
- Les réponses sont triées ; les « stop » sont appliqués immédiatement
- L’agent ne négocie pas et ne répond pas à votre place
| Étape | Qui décide | Ce qui est vérifiable |
|---|---|---|
| Cible → liste du registre | L’agent | Chaque entreprise a un SIREN et un code NAF |
| Site et mentions légales | L’agent | L’URL de la page et le SIREN rapproché |
| Vérification de l’adresse | L’agent | Le résultat de chaque test, daté |
| Écriture de l’email | L’agent | Le fait utilisé et sa source |
| Envoi | Vous | Votre approbation, email par email |
| Lecture des réponses | L’agent trie, vous répondez | Le « stop » appliqué par SIREN |
Ce qu’il faut surveiller : faits inventés, plafonds, dérive
Le premier risque d’un agent qui écrit est le fait inventé. Un modèle de langage peut affirmer qu’une boulangerie « propose des sandwichs le midi » parce que c’est plausible, pas parce que c’est écrit sur son site. Un agent sérieux ne laisse le modèle utiliser que des faits qu’il a lus et dont il garde la source, et vous montre cette source à l’approbation. Si un agent ne peut pas vous dire d’où vient chaque fait de chaque email, il en invente une partie.
Le deuxième risque est le volume. Un agent peut écrire mille emails en une heure ; c’est précisément ce qu’il ne doit pas envoyer. Regardez le plafond quotidien, sa répartition dans la journée, et ce qui se passe quand les rebonds ou les plaintes montent : un agent bien conçu ralentit ou s’arrête seul, avant que le service d’envoi ne le fasse. Le troisième risque est la dérive dans le temps : la voix qui se banalise, les mêmes formules qui reviennent, les relances qui s’empilent. Relisez un échantillon d’emails chaque semaine, comme vous le feriez pour un commercial nouvellement arrivé. Sur ces trois points, demandez à voir plutôt qu’à croire : Mailbase montre la source de chaque fait, publie ses plafonds d’envoi sur sa page de tarifs, et coupe l’envoi lui-même quand les signaux se dégradent.
- Chaque fait doit avoir une source visible à l’approbation
- Le plafond quotidien et l’arrêt automatique sur rebonds et plaintes
- Un échantillon relu chaque semaine contre la dérive
- Demandez à voir, pas à croire
Erreurs fréquentes
- Acheter un fichier au lieu de partir du registre SIRENE, qui est exhaustif, gratuit et à jour.
- Deviner une adresse email au lieu de la lire dans les mentions légales, puis de la vérifier.
- Écrire le même texte à cent entreprises au lieu d’un email par personne, à partir d’un fait vrai.
- Envoyer en salve depuis son domaine principal et le brûler pour tous les envois suivants.
Sources et lectures
Official docs for current setup details, pricing, and API behavior — verify specifics there, since they change.
Guides associés
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FAQ
Un agent IA de prospection envoie-t-il les emails tout seul ?
Il ne devrait pas. Un agent bien conçu écrit et vous présente chaque email avec le fait utilisé et sa source ; vous approuvez, modifiez ou refusez. C’est votre nom et votre domaine qui sont engagés. Mailbase n’envoie rien sans approbation.
D’où l’agent tire-t-il les entreprises ?
Du registre SIRENE, via l’API Recherche d’entreprises : la liste exhaustive des entreprises correspondant à vos filtres (activité, zone, effectif, ancienneté), dédoublonnée sur le SIREN. Pas d’un fichier acheté.
Comment l’agent trouve-t-il les adresses email ?
Il trouve le site de chaque entreprise, lit ses mentions légales, rapproche le SIREN de la page avec l’entreprise du registre, et relève le contact et le dirigeant qui y figurent. Il ne devine pas d’adresses. Chaque adresse est vérifiée avant qu’un email soit écrit.
Combien d’emails un agent envoie-t-il par jour ?
Quelques-uns, répartis dans la journée. Le plafond exact dépend de l’offre et de l’état de votre domaine ; ce qui compte est qu’il existe, qu’il soit public, et que l’envoi ralentisse ou s’arrête seul quand les rebonds ou les plaintes montent.
Que fait l’agent des réponses ?
Il les lit et les trie : intérêt, question, refus, « stop », absence. Un « stop » exclut l’entreprise immédiatement. Une réponse intéressée vous est remise pour que vous y répondiez vous-même ; l’agent ne négocie pas à votre place.