La syntaxe
Un seul « @ », une partie locale de 64 caractères au plus, un domaine avec un point et une fin valide. Une faute ici, et l’email ne part nulle part.
Collez une adresse. L’outil contrôle sa forme, lit le DNS de son domaine pour savoir s’il reçoit du courrier, et repère les adresses jetables, génériques ou mal tapées. Il n’écrit jamais à la boîte.
Ce sont ceux qu’un serveur de messagerie fait avant même d’ouvrir un message. Ils attrapent les rebonds évitables : fautes de frappe, domaines morts, adresses temporaires.
Un seul « @ », une partie locale de 64 caractères au plus, un domaine avec un point et une fin valide. Une faute ici, et l’email ne part nulle part.
Un domaine inexistant, souvent une faute après le « @ », rebondit à coup sûr. L’outil interroge le DNS public, comme le ferait n’importe quel serveur.
Les enregistrements MX désignent les serveurs qui reçoivent le courrier du domaine. Sans MX, ou avec un MX nul, aucun email n’arrive : c’est un rebond certain.
Une adresse temporaire disparaît vite. « contact@ » va à l’entreprise, pas à une personne. « gmail.com » n’est pas le domaine d’une entreprise. Aucune n’est invalide : ce sont des informations pour décider.
Pour aller plus loin : Vérifier une adresse email avant l’envoi · Délivrabilité email
Il y a trois niveaux de vérification, et ils ne se valent pas. Les deux premiers se font sans déranger personne, le troisième est celui que les vérificateurs payants vendent, et celui qu’aucun outil ne peut garantir.
| Niveau | Ce qu’on apprend | Fiabilité |
|---|---|---|
| 1. Syntaxe | L’adresse est bien formée | Totale, mais ne prouve rien d’autre |
| 2. Domaine et MX | Le domaine existe et reçoit du courrier (cet outil) | Élevée : un domaine mort rebondit toujours |
| 3. La boîte | La boîte précise existe, d’après le serveur du destinataire | Variable : beaucoup de serveurs acceptent toutes les adresses (« catch-all ») ou ne répondent pas |
Le niveau 3 consiste à ouvrir un échange avec le serveur du destinataire et à lui demander s’il accepterait l’adresse, sans envoyer de message. Certains serveurs répondent honnêtement, d’autres disent oui à tout, d’autres refusent de répondre. Et un test mal fait nuit à la réputation de l’adresse IP qui l’émet. Méfiez-vous des outils qui promettent « 100 % de fiabilité » : aucun ne peut le tenir.
Un email qui rebondit se paie en réputation. Les rebonds s’accumulent sur le domaine d’envoi, et les messageries regardent aussi le taux de plaintes : Gmail et Yahoo demandent de rester sous 0,3 % de spam aux expéditeurs en volume. Envoyer à des adresses mortes ou inventées, c’est abîmer la boîte de réception de tous vos messages suivants.
Le contrôle de base, forme et domaine, élimine les rebonds les plus bêtes : la lettre en trop, le « .con » à la place du « .com », le domaine qui n’existe plus.
Pas forcément. Dans une petite entreprise française, « contact@ » est souvent la seule adresse publiée, et la bonne porte d’entrée. Ce qui change, c’est qui lit : une boîte partagée, parfois filtrée, où la réponse viendra de l’entreprise plutôt que d’une personne. Quand l’adresse d’un dirigeant ou d’un responsable est publiée sur le site, elle est préférable.
En prospection B2B, la règle de la CNIL est la même quelle que soit l’adresse : le message doit concerner la fonction de la personne, indiquer d’où vient l’adresse et permettre de refuser simplement. Voir cold email et RGPD.
Cet outil vérifie une adresse à la fois, avec une limite par minute. Pour une liste, Mailbase ne part pas d’adresses devinées : il retrouve le site de chaque entreprise du registre, lit l’email publié sur ses pages, le vérifie, et n’écrit un message qu’à celles qui passent. Les adresses qui échouent sont écartées avant l’envoi.
La méthode complète, avec ses pertes chiffrées, est dans le run mesuré.
Mailbase trouve l’email sur le site de chaque entreprise, le vérifie avant tout envoi et rédige un message par personne. Vous validez chacun.